29 septembre 2009
Vu à la radio
La sagesse c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit
23 septembre 2009
Poème au rasoir 25
Libération samedi 19 septembre 2009
21 septembre 2009
Les jours de chance
La nuit est propice aux aventures réjouissantes
16 septembre 2009
Message perso
Je suis touchée, émue, reconnaissante,
mais également
légèrement incommodée
par les souris à
moitié morte
que tu m'apportes
avec tant de grâce
au lit à l'aube
Vu à la radio
- Vous êtes en voiture ?
- Non, je suis en Belgique
15 septembre 2009
14 septembre 2009
Souvenir d'usine
Ferme la portière et tire le cendrier
C'est pas interdit de rouler
La lune brille sur la plaine et dans le quartier
C'est pas interdit de fumer
T'as vu cette petite fille vole sur un cheval doré
C'est pas interdit de rêver
Tes yeux sont dans le brouillard
Il est tard
C'est pas interdit de prier
Juste pour te dire
Le soleil à la mer nous attend pour se lever
C'est pas interdit de s'aimer
As-tu quelque chose d'hier à emporter
C'est pas interdit de pleurer
On va filer vers la frontière et la passer
C'est pas interdit de gagner
N'oublie pas tes habits de lumière
C'est pas interdit de jouer
Juste pour te dire
Va plus loin
13 septembre 2009
Sans son chien
Un chasseur sachant faire chier tout un dimanche
Les trois bestioles qui restent
les gens chez eux gentils
ne mérite qu'opprobre et mépris
11 septembre 2009
Ce soir mes mains sentent la sardine
Heureusement, aucun hume-main à l'horizon
Photos de vacances
A la terrasse du café de l'Ormeau, cette femme avec sa robe taillée dans les rideaux de la salle à manger, et cette autre dans les rideaux de la chambre des enfants.
Sur une vieille porte bleue au milieu de dizaines d'autres l'affiche que tu déscotches parce qu'elle nous plait beaucoup trop, des lettres bleues sur un fond blanc : coupe du monde des groupes minables.
Je conduis, tu dors, nous arrivons à Manosque par la route d'Apt, la lumière d'une douceur innommable. L'instant cash
Les vues des fenêtres de nos chambres d'hôtels. A chaque fois les toits.
A la terrasse d'un bar, encore, toute une matinée de fin d'été, assise entre deux auteurs de polars se racontant des histoires vraies de bandits, de flingues, de forfaits. Un voyou, des voyelles.
Marcher dans une carte postale, la nuit, les ruelles, les maisons de pierre, la lune, la bonne compagnie.
Moi, je ne dis rien.

